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Comprendre une pathologie

Hypersomnies et narcolepsie

Une somnolence diurne excessive ou des endormissements incontrôlables nécessitent d’abord de vérifier la durée du sommeil et d’écarter les causes plus fréquentes.

De quoi s’agit-il ?

Comprendre le mécanisme

Les hypersomnies centrales sont des maladies de la vigilance. La narcolepsie associe une somnolence diurne excessive à des accès de sommeil, parfois accompagnés de cataplexies. L’hypersomnie idiopathique se caractérise plutôt par une somnolence persistante, un sommeil souvent long et un réveil très difficile. Ces maladies sont différentes d’une simple fatigue.

Quand en parler ?

Les signes qui peuvent alerter

01

Somnolence irrépressible

Besoin inhabituel de dormir ou endormissements involontaires en classe, au travail, dans les transports ou pendant une activité.

02

Cataplexie

Relâchement de la mâchoire, du cou, des genoux ou de tout le corps lors d’un rire, d’une surprise ou d’une autre émotion.

03

Autour du sommeil

Paralysie transitoire et perceptions très réalistes à l’endormissement ou au réveil. Ces phénomènes peuvent aussi exister sans narcolepsie.

04

Nuit et réveil

Sommeil nocturne fragmenté dans la narcolepsie ; sommeil très long, inertie et réveil pénible dans certaines autres hypersomnies.

Chez l’enfant et l’adolescent

Des signes parfois différents

Chez l’enfant ou l’adolescent, la somnolence peut se manifester par une irritabilité, une baisse scolaire, des siestes inhabituelles, une prise de poids ou des chutes de la tête et du visage lors des émotions.

Le bilan

Comment le diagnostic est-il posé ?

  1. 1

    Le médecin vérifie d’abord qu’il n’existe pas de manque chronique de sommeil, de rythme décalé, de médicament sédatif, d’apnées ou d’autre cause médicale ou psychiatrique.

  2. 2

    Un agenda du sommeil et souvent une actimétrie documentent les horaires et la durée du sommeil avant les examens.

  3. 3

    La polysomnographie de nuit est généralement suivie d’un test itératif de latence d’endormissement le lendemain. Dans certaines situations, un dosage de l’hypocrétine dans le liquide céphalorachidien complète le bilan.

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Après le diagnostic

Quelles prises en charge ?

Organisation du sommeil

Des horaires réguliers, une durée de sommeil suffisante et des siestes courtes planifiées peuvent améliorer temporairement la vigilance.

Traitements de la vigilance

Selon le diagnostic, l’âge et le retentissement, un traitement éveillant peut être prescrit et ajusté par un médecin expérimenté.

Cataplexies et sommeil nocturne

Des traitements spécifiques peuvent réduire les cataplexies, les hallucinations, les paralysies du sommeil ou améliorer la stabilité du sommeil nocturne.

Vie scolaire et professionnelle

Des aménagements d’horaires, de pauses, d’examens ou de poste peuvent être nécessaires. La prise en charge s’inscrit dans la durée.

Au quotidien

Quelques repères utiles

Somnolence au volant : arrêtez-vous

Dès les premiers signes de somnolence, arrêtez-vous dans un endroit autorisé et sûr. Installez-vous confortablement, les yeux fermés, et accordez-vous une courte sieste de 15 à 20 minutes.

Après le réveil, prenez le temps de retrouver une vigilance normale. Ne reprenez pas la route si vous restez somnolent ou avez un doute : faites-vous remplacer ou reportez le trajet.

Si ces épisodes se répètent, surviennent malgré un sommeil suffisant ou ont provoqué un quasi-accident, demandez rapidement un avis médical.

Lire la fiche pratique : somnolence au volant

Pour aller plus loin

Ressources fiables

Les informations de cette page reprennent et actualisent les repères destinés aux patients. Elles ne remplacent pas une consultation.