Fiche pratique · Vigilance et conduite
Somnolence au volant : reconnaître le danger et savoir s’arrêter
Dès les premiers signes de somnolence, arrêtez-vous dans un endroit autorisé et sûr.
Les signes qui doivent alerter
Paupières lourdes, bâillements répétés, difficulté à fixer son attention ou écarts de trajectoire doivent conduire à interrompre la conduite. N’attendez pas de vous endormir : lutter pour garder les yeux ouverts est déjà un signal d’alerte.
La somnolence peut entraîner des endormissements involontaires très brefs, pendant lesquels le conducteur ne contrôle plus correctement son véhicule. Une courte distance restant à parcourir ne protège pas du risque.
Que faire immédiatement ?
Rejoignez dès que possible un emplacement autorisé et sûr, comme une aire de repos. Ne vous installez pas sur la bande d’arrêt d’urgence pour faire une sieste.
Une fois stationné, installez-vous confortablement, fermez les yeux et accordez-vous une courte sieste de 15 à 20 minutes. Une alarme peut vous aider à limiter sa durée.
Quand reprendre la route ?
Après le réveil, prenez le temps de retrouver une vigilance normale. Une sensation de tête lourde ou de confusion peut persister temporairement.
Ne repartez pas parce que le temps prévu est écoulé. Si vous restez somnolent, si vous devez encore lutter contre le sommeil ou avez un doute, faites-vous remplacer par un conducteur reposé ou reportez le trajet.
Que sait-on des siestes de dix minutes ?
Des expériences montrent que dix minutes de sommeil peuvent améliorer temporairement la vigilance. Elles ne prouvent pas que dix minutes de repos, sans dormir, suffisent à sécuriser la conduite.
Une courte sieste peut aider, mais elle ne remplace pas une nuit suffisante. Ouvrir la fenêtre ou augmenter le volume de la radio ne permet pas de continuer à conduire en sécurité.
Quand consulter ?
Parlez-en à votre médecin si la somnolence se répète, persiste malgré un sommeil suffisant ou a entraîné un quasi-accident. L’évaluation recherche notamment un manque de sommeil, un médicament sédatif, des apnées ou un autre trouble du sommeil.
Un questionnaire comme l’échelle de Bordeaux peut contribuer à cette évaluation. Aucun score ne doit vous inciter à poursuivre la conduite lorsque vous somnolez.
Sources
- Conseil national de la sécurité routière — Somnolence et conduite
- Brooks et Lack, SLEEP, 2006 — Durée des siestes après restriction de sommeil
- Horne et Reyner, 1996 — Sieste et conduite sur simulateur
- Philip et coll., 2006 — Sieste et conduite nocturne sur autoroute
- Philip et coll., 2023 — Échelle de somnolence de Bordeaux (BOSS)
Cette fiche ne remplace pas une consultation. Une durée de sieste ou un score ne garantit pas une conduite sans danger.