Des fermetures répétées des voies aériennes pendant le sommeil fragmentent les nuits, réduisent parfois l’oxygénation et peuvent retentir sur la santé.
Traitement par PPC
Le masque délivre une pression d’air qui aide à maintenir les voies aériennes ouvertes pendant le sommeil.
De quoi s’agit-il ?
Comprendre le mécanisme
Dans le syndrome d’apnées-hypopnées obstructives du sommeil, les muscles de la gorge se relâchent et les voies aériennes se rétrécissent ou se ferment. Chaque apnée ou hypopnée peut provoquer un bref éveil qui permet à la respiration de reprendre. Ces micro-éveils sont rarement mémorisés, mais ils rendent le sommeil moins réparateur.
Quand en parler ?
Les signes qui peuvent alerter
01
La nuit
Ronflement sonore et régulier, pauses respiratoires observées, reprises bruyantes de la respiration, sommeil agité ou sueurs nocturnes.
02
Au réveil
Impression d’un sommeil non réparateur, bouche sèche, maux de tête matinaux ou besoin d’uriner plusieurs fois pendant la nuit.
03
Dans la journée
Somnolence, fatigue, irritabilité, difficultés d’attention ou de mémoire. La somnolence peut exposer à un risque d’accident.
04
Santé générale
Une hypertension artérielle, une maladie cardiovasculaire, un diabète ou un excès de poids peuvent être associés et sont pris en compte dans l’évaluation.
Chez l’enfant et l’adolescent
Des signes parfois différents
Chez l’enfant, le ronflement habituel, la respiration buccale, un sommeil agité, une énurésie, des difficultés d’attention ou une hyperactivité peuvent justifier un bilan. Les causes et les traitements diffèrent de ceux de l’adulte.
Le bilan
Comment le diagnostic est-il posé ?
1
La consultation précise les symptômes, les habitudes de sommeil, les médicaments, le poids, les maladies associées et le niveau de somnolence.
2
Une polygraphie ventilatoire à domicile peut suffire dans certaines situations. Une polysomnographie est proposée lorsque le contexte est plus complexe, en cas de doute ou pour certaines populations, notamment les enfants.
3
L’index d’apnées-hypopnées, les baisses d’oxygène, la fragmentation du sommeil et le retentissement clinique sont interprétés ensemble.
Un appareil envoie de l’air à travers un masque pour maintenir les voies aériennes ouvertes. C’est le traitement de référence de nombreuses formes modérées à sévères.
Orthèse d’avancée mandibulaire
Cette gouttière sur mesure avance la mâchoire inférieure pendant le sommeil. Elle peut être proposée dans certaines formes, après évaluation médicale et dentaire.
Mesures associées
Selon la situation : prise en charge du poids, limitation de l’alcool le soir, révision des médicaments sédatifs, traitement positionnel et soins des maladies ORL ou respiratoires associées.
Traitements ORL ou chirurgicaux
Ils ne concernent que des situations sélectionnées après bilan anatomique et discussion spécialisée. Une chirurgie du ronflement n’est pas un traitement universel des apnées.
Au quotidien
Quelques repères utiles
Utiliser la PPC ou l’orthèse toutes les nuits et pendant les siestes.
En cas de fuite, sécheresse, gêne du masque ou douleur dentaire, contacter l’équipe plutôt que d’arrêter seul le traitement.
Éviter l’alcool et les médicaments sédatifs non indispensables sans les modifier sans avis médical.
Ne pas conduire en cas de somnolence ou d’endormissements involontaires.
Somnolence au volant : arrêtez-vous
Dès les premiers signes de somnolence, arrêtez-vous dans un endroit autorisé et sûr. Installez-vous confortablement, les yeux fermés, et accordez-vous une courte sieste de 15 à 20 minutes.
Après le réveil, prenez le temps de retrouver une vigilance normale. Ne reprenez pas la route si vous restez somnolent ou avez un doute : faites-vous remplacer ou reportez le trajet.
Si ces épisodes se répètent, surviennent malgré un sommeil suffisant ou ont provoqué un quasi-accident, demandez rapidement un avis médical.